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RAPPORT ANNUEL 2000

UN PROJET POUR LE NOUVEAU SIÈCLE

 

Au mois d'août prochain, nous allons fêter le cinquième anniversaire de la fondation de la Société des Gens de Baignade, comme en fait foi la célèbre déclaration du 24 août 1996, mieux connue sous le nom de Déclaration de la taverne Belley. Nous partageons - avec la célèbre compagnie d'assurances Lloyd's de Londres - le privilège d'êtres nés dans une taverne, plus précisément à la terrasse devant la taverne. Les fondateurs de la compagnie Lloyds étaient, quant à eux, à l'intérieur de l'établissement, climat britannique oblige. En ce 25 février 2001, il me fait plaisir de vous rendre compte des activités de la Société pour l'an 2000, c'est-à-dire au siècle dernier.

Objectifs et mandats

Brièvement, la Société a pour objectif de favoriser l'accès, l'usage et la jouissance des fleuves, lacs, rivières, bassins ainsi que leurs rivages par l'ensemble de la population. Elle travaille à la mise en place d'aménagements riverains visant à satisfaire les besoins du plus grand nombre, sans aucune distinction de niveau social, de fortune, de propriété ou tout autre particularité. La Société affirme que la démocratisation de l'usage récréatif de l'eau contribue au développement économique, à la création d'emplois, au progrès social ainsi qu'à la santé publique. La Société étend son action à l'ensemble du Québec et ailleurs au Canada. Elle développe des relations internationales dans le but d'enrichir la vision de ses membres, de leur permettre de découvrir ce qui se fait ailleurs et d'attirer l'attention internationale sur les réussites québécoises.

Qu'avons-nous réalisé en l'an 2000 ?

Commençons par le niveau international. Trois missions ont été effectuées, toutes en France. En janvier 2000, la Société des Gens de Baignade était invitée à prendre part à une conférence au Havre - grande ville portuaire française - par l'Association internationale Villes et Ports (AIVP). En mai, la Société était présente à Paris, où se développe une collaboration entre Français et Québécois quant au "retour au fleuve" physique au centre-ville de Paris (baignades en Seine) ainsi qu'à l'exhumation de rivières urbaines telles la Bièvre; cette collaboration inclut des relations autant avec la Ville qu'avec le Port de Paris et se continuera cette année. En octobre, la Société était présente à Nice pour un colloque international sur le thème: "L'avenir des villes est-il sur les rivages ? "

L'année qui vient de s'écouler a donc vu un raffermissement de notre réseau à l'étranger, où l'on suit avec intérêt ce qui se passe présentement à Québec. Là-dessus, permettez-moi de lire un courrier reçu de Thierry Baudoin, membre du Comité scientifique de l'Association internationale Villes et Ports:

"Chers Gens de Baignade de Québec,
Votre action est très importante, pour vous d'abord, bien sûr, mais aussi pour beaucoup de villes portuaires du reste du monde. Membre du Comité Scientifique de l'Association Internationale Villes et Ports (AIVP), qui regroupe une centaine de places portuaires du monde entier, je veux ici vous témoigner de l'intérêt porté par beaucoup de ces villes à vos activités.
Une action autogérée par la société civile d'une cité, et qui vise prioritairement un simple plaisir de vivre au sein d'une ville portuaire, la baignade, est encore extrêmement rare.
Mais il est important de croire que cette véritable action de gouvernance des gens de Québec ne fait qu'en préfigurer beaucoup d'autres. Je pense que vous n'êtes donc que juste un peu en avance dans un mouvement beaucoup plus large pour montrer que la ville portuaire est un lieu important de business et donc, avant tout, un territoire d'urbanité où il doit faire bon vivre.
Tous mes encouragements pour la poursuite de votre action et bien amicalement,
Thierry BAUDOUIN
Membre du Comité Scientifique,
Association internationale Villes et Ports,
Le Havre, France
Paris, le 18 janvier 2000

Influence à l'échelle de tout le Québec

Grâce en bonne partie à un document d'une qualité exceptionnelle préparé par M. Stéphane Bouchard et ayant pour titre: "Pour une politique québécoise en matière d'accessibilité et d'usage des plans d'eau", que nous avons présenté au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), nous avons été en mesure de modifier - dans le bon sens - la future Politique sur la gestion de l'eau du gouvernement du Québec. Nous ne sommes pas peu fiers de cette importante réalisation.

Alors que le gouvernement avait omis quelque référence que ce soit au problème de l'accès et de l'usage de la population aux plans d'eau publics, le Cadre général d'orientation de la politique affirme maintenant qu'il faudra : "Favoriser et protéger l'accès public aux plans d'eau…afin de répondre à une volonté populaire, de favoriser les activités récréo-touristiques et de mettre en valeur nos plans d'eau". La "volonté populaire" dont il est ici question, c'est notre action à nous qui lui a permis de s'exprimer comme jamais auparavant. Il s'agit ici d'une victoire à longue portée. Une politique générale de gestion de l'eau, c'est la première fois qu'il y en aura une au Québec et elle risque de durer longtemps…

Dans la région de la Capitale

En mai dernier, nous avons engouffré toutes les économies de la Société - près de cinq mille dollars - dans la production du document couleur " Québec ville balnéaire 1608 - 2008 ". À la base de toutes nos démarches, il fallait asseoir solidement les éléments fondamentaux de notre proposition d'ouvrir le bassin Louise à la population. C'est maintenant fait. Il nous faut maintenant publier au plus tôt la "Bible de l'accès à l'eau à Québec" (dixit le ministre Bégin) telle que promis dans le dépliant.

L'an dernier, nous avons par ailleurs soumis plusieurs études et mémoires à l'occasion d'audiences publiques: en mai 2000 sur la question de la localisation d'une gare maritime, en novembre aux audiences de la Commission de la Capitale nationale quant à son concept de " Redonner le fleuve aux Québécois ", en décembre sur le plan général d'affectation des terrains publics présentement gérés par l'administration portuaire. S'ajoutent plusieurs articles publiés ou à venir dans des médias plus ou moins spécialisés, un chapitre "baignade" dans un futur Atlas historique de Québec (500 pages), et plusieurs courriers acheminés à différents niveaux de gouvernements.

Durant l'année qui vient de s'écouler a repris une bataille apparemment sans fin pour garder un peu d'espace public devant le Vieux-Québec, entre Ville et Fleuve, ainsi que des espaces de commerce pour nos croisiéristes. Il s'agit du problème de bien localiser une gare maritime, un équipement lourd analogue à un aéroport qui serait dimensionné pour recevoir les passagers de cinq ou six avions de type 747 en même temps. On voit le portrait.

Dans cette affaire, la Société des Gens de Baignade s'est chargée de beaucoup de travail de recherche et de documentation pour le compte de la Coalition pour l'aménagement du front fluvial de Québec. (Il ne faut pas oublier que le document que nous préparons proposera une approche physique nouvelle des relations de la Ville avec le Fleuve également devant le Vieux-Québec, et non seulement pour le secteur du bassin Louise intérieur…donc nous sommes intéressés également par ce qui se passe côté fleuve proprement dit).

Traversée du fleuve à la nage

Nous avons par ailleurs donné un modeste coup de main à une très belle initiative du Club de Natation de Québec, soit la première édition d'une Traversée du fleuve à la nage entre Lévis et Québec, en septembre dernier, ainsi que participé à plusieurs événements tels la Fête de l'Eau à Saint-Marc-sur-Richelieu, le colloque " Milieu urbain - Milieu humain " organisé par le CRÉECQ en septembre dernier, etc.

Nous maintenons notre coopération avec plusieurs organismes régionaux ou nationaux: ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches, Rivière Vivante, GIRAM sur la Rive sud, Amis de la Vallée du Saint-Laurent, Coalition Eau-Secours, plusieurs Comités de citoyens et sommes présents au Comité consultatif du programme Ottawa - Québec Saint-Laurent Vision 2000.

Beaucoup de temps et d'énergie ont été consacré à solliciter des fonds auprès d'organismes tels le Secrétariat à l'action communautaire autonome, le programme Interactions communautaires, Ressources Humaines Canada, sans aucun résultat.

Enfin, une initiative dont nous espérons le plus grand bien : nous avons soumis la candidature de notre Président d'Honneur, M. Jacques Amyot, à l'Ordre national du Québec. Il nous semblait, comme l'a fait remarquer M. Jean Garon - maire de Lévis - dans un courrier appuyant notre démarche, que " si l'ordre national du Québec veut dire que les personnes nommées peuvent servir de modèles aux autres québécois, il n'y a aucun doute que Monsieur Jacques Amyot fait partie de cette catégorie et je suis étonné que l'on n'ait pas encore décidé de le lui attribuer. Le faire maintenant permettrait au moins de compenser pour ne pas l'avoir fait plus tôt… " (Lettre de M. Jean Garon, 10 janvier 2001).

Voilà un résumé des actions de notre Société pour l'année 2000.

Léonce NAUD, président

Québec, le 24 février 2001