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RAPPORT ANNUEL 1999

C'est par choix qu'au cours de l'année qui vient de s'écouler, notre Société a préféré éviter un certain activisme, pour concentrer ses énergies à la préparation d'ouvrages et documents qui établiront clairement - pour les dix ou quinze ans qui viennent -, les choix, valeurs et principes moraux, culturels, administratifs ou techniques fondamentaux de l'action de la Société et de ses membres, que ce soit pour des projets qui concernent la grande région de Québec, le Québec dans son ensemble ou encore des activités internationales. Cela dit, nous avons quand même accompli bon nombre d'actions spécifiques. En voici quelques-unes.

Organisation

Le premier C.A., élu en décembre 1998, s'est réuni à six reprises, donnant à la Société sa première structure officielle de fonctionnement. En 1999, nous avons par ailleurs consenti à un effort trop modeste pour augmenter le nombre de membres en règle de la Société et à les garder au courant des activités. Ceci sera corrigé au cours de cette année par un C.A. fringuant et des membres revitaminés…

Côté organisation, il faut souligner que les moyens de communiquer entre nous et donc de former une communauté active de gens intéressés à accomplir un grand projet ont complètement changé durant l'année qui vient de s'écouler. La transmission électronique de l'information (textes, images, bientôt le son) rend désuets et inutilement coûteux des moyens tels la poste ou le télécopieur. Nous encourageons donc tous nos membres à explorer les moyens par lesquels ils peuvent au moins disposer d'un service de courrier électronique, et donc être reliés régulièrement à la vie et aux actions de la Société. Nous améliorerons par contre nos méthodes visant à rejoindre sans frais ceux et celles qui, pour diverses raisons, n'ont pas encore accès aux technologies nouvelles de communication.

La diffusion de l'information s'effectue aussi via notre site internet, dont l'importance comme point de ralliement et véritable local électronique est appelée à croître énormément. Nous ne rechercherons pas, dans un avenir prévisible, à trouver un bureau physique - avec des murs, un toit, une adresse postale, des frais de fonctionnement, etc.

C'est plutôt le site internet de la Société, " entré en ondes " en 1999, qui est appelé à devenir un lieu convivial, un centre d'échanges, que les membres pourront fréquenter, sans frais, quel que soit leur lieu de résidence dans le monde, et auquel ils seront invités autant à donner qu'à recevoir. Une endroit virtuel consacré à la diffusion, la promotion et le progrès des idées et des politiques en matière d'accès et d'usage des plans d'eau par les populations et le public en général.

Nous n'avons pas émis de communiqués de presse au cours de l'année qui vient de s'écouler, mais nous entendons commencer à le faire cette année.

Côté organisation également, la cotisation annuelle pour être membre de la Société a été fixée à cinq dollars (gratuit pour les enfants jusqu'à l'âge légal).

Durant 1999, la Société s'est aussi dotée de moyens techniques qui lui permettent de produire et de mettre elle-même en page des documents de qualité (ordinateur, imprimante grand format, numériseur), d'où une diminution drastique des coûts de production. On peut voir le résultat en consultant le livre de démonstration, présentement en cours de rédaction.

La Société dispose maintenant d'une papeterie officielle, en langue française. Nous étudions les options qui nous ouvriraient une porte vers l'anglais, l'espagnol, le portugais ainsi que l'allemand.

Embauche d'un officier de recherche

Durant 1999, la Société a réussi - à la suggestion du principal intéressé - à embaucher pour une période de six mois M. Stéphane Bouchard -, résidant à Lévis, ceci grâce à un programme d'emploi du gouvernement du Québec. Nous avons pu ainsi bénéficier de ses services durant six mois et ainsi faire progresser la publication de la - Bible de l'accès au fleuve à Québec - (selon l'expression du ministre de l'Environnement Paul Bégin) ainsi que présenter au Bureau d'audiences publiques sur l'Environnement (BAPE) un Mémoire remarquable, sans équivalent à ce qui s'est écrit sur le sujet au Québec depuis 30 ans. Intitulé: " Pour une politique québécoise en matière d'accessibilité et d'usage des plans d'eau ". Nous en encourageons vivement la lecture.

Par ailleurs, en dépit d'efforts déployés subséquemment auprès du Fonds de lutte contre la pauvreté dans le but d'obtenir une personne durant un an pour nous aider à continuer le travail, nous avons connu un échec à cet endroit. Nous connaissons cependant les raisons de cet échec et nous entendons surmonter ces difficultés au cours de la présente année.

Pour ce qui est de Mémoires présentés à des instances consultatives, nous avons présenté aux audiences du BAPE, qui portaient sur une politique québécoise de l'eau, un mémoire portant sur " La doctrine du Public Trust et l'usage collectif des plans d'eau aux Etats-Unis d'Amérique ", par Louis-H. Campagna, et un autre sur " L'usage public des plans d'eau urbains: un cas à Québec ", par Léonce Naud.

Publications

Pour rester dans le domaine des publications, nous disposons maintenant d'une Revue de presse très complète, un instrument précieux pour quiconque désire approfondir les questions du manque d'accès au littoraux à Québec. Cette revue de presse sera un jour disponible intégralement sur le site internet de la Société. Pour le moment, elle n'existe qu'en version papier et quiconque peut s'en procurer un exemplaire ou la consulter au Centre de documentation d'Environnement-Québec.

Nous avons aussi préparé un dépliant promotionnel que nous prévoyons publier au cours de février en quadrichromie, à quelques milliers d'exemplaires. Ce dépliant présente une synthèse du concept d'une station balnéaire polyvalente à Québec - la future Station Jacques-Amyot -, en lieu et place de l'actuel bassin Louise. Il servira à mettre en marché la future " Bible de l'accès au fleuve à Québec " (dixit M. le ministre Bégin), dont la publication est prévue pour l'automne 2000.

Le travail effectué sur la Bible en question est déjà très considérable, plusieurs chapitres sont maintenant terminés, comme chacun peut le constater en consultant l'exemplaire de démonstration. Il est probable qu'à moyen terme, l'ouvrage en question va renouveler profondément l'approche des divers gouvernements en ce qui a trait à l'accès et l'usage des plans d'eau dans la grande région de Québec ainsi que dans l'ensemble du Québec. Avis aux organismes subventionnaires : nous avons besoin de 15,000 dollars pour sa publication…

Articles de presse

Comme depuis plusieurs années déjà, notre Société est directement ou indirectement responsable de la plupart des articles publiés dans la presse régionale sur les questions d'accès et d'usage du fleuve et des plans d'eau. Le concept de rendre l'actuel bassin Louise intérieur accessible au public a été formellement endossé en éditorial par le journal Le Carrefour le 4 juillet 1999. La Gazette officielle de la Ville de Québec est insérée dans le journal Le Carrefour (tirage:72,000 exemplaires).

Baignade de démonstration dans le Bassin

Comme à chaque année, nous avons organisé à l'été 1999 quelques baignades plutôt informelles dans l'actuel bassin Louise, non dans le but de faire la manchette, ce qui n'a, par ailleurs, pas manqué de se produire, mais pour obtenir photos, films, témoignages divers qui nous permettent d'avancer notre cause au cours des années.

Pour la première fois, une force constabulaire, la même qui, fidèlement, depuis maintenant près de deux siècles, interdit aux habitants de la Ville ainsi qu'aux touristes de s'ébrouer dans les eaux portuaires, alertée par un responsable du Port qui aurait sa résidence à proximité du bassin - sur un espace anciennement destiné aux besoins publics, maintenant privatisé, a interrompu une de nos activités.

Le tout s'est terminé par des photos de famille avec Messieurs les agents, et nous avons encore reçu, cette fois par poste recommandée et par fax, un " Avis formel par lequel l'Administration portuaire de Québec interdit toute activité de baignade dans le bassin Louise intérieur, cette interdiction incluant l'utilisation de certaines installations tels les promenades, pontons et autres équipements flottants. (…) …sur déclaration sommaire de culpabilité, une amende ne dépassant pas 500 dollars ou un emprisonnement d'au plus 60 jours, le tout conformément au Règlement d'exploitation de l'Administration portuaire de Québec... "

Remarquons que l'Administration portuaire n'a actuellement pas le choix: elle doit absolument se comporter de cette façon, et nous ferions exactement de même si nous étions à leur place, compte tenu de la vocation et de la configuration actuelle du plan d'eau. Émil Cioran a remarqué que " les idées nouvelles commencent par un conflit avec la police avant de s'appuyer sur elle ". Nous sommes donc d'avis que tout évolue normalement et que somme toute, les forces du progrès l'emporteront éventuellement sans trop de problèmes sur celles de l'immobilisme.

Collaborations et appuis

Au cours de 1999, la Société a travaillé de près avec l'organisme ZIP (Zone d'intervention prioritaire de Québec et Chaudière-Appalaches), dont les objectifs rejoignent largement les nôtres, et qui a inscrit le débat sur la vocation future du bassin Louise dans ses priorités d'action. La Société est également présente au niveau du Comité consultatif de l'Accord Québec-Ottawa Saint-Laurent Vision 2000 (1998 - 2003). Nous maintenons le contact avec plusieurs groupes tels GIRAM, les Amis de la Vallée du Saint-Laurent, le Mouvement Rivière Vivante, Promo-Vélo, plusieurs comités de citoyens de la ville, les Conseils de quartier, etc. Nous sommes également assez près des responsables de la Santé publique (n'oublions pas que des dirigeants de la Santé publique régionale font partie des fondateurs de la Société des Gens de Baignade). Nous découvrons les milieux de la nage professionnelle - grâce à notre Président d'Honneur Jacques Amyot -, et nous avons reçu des appuis officiels d'organismes québécois tels le Conseil québécois du Loisir et l'Association des éducateurs et éducatrices physiques enseignants de la région de Québec et Chaudière-Appalaches. Au cours de 1999, nous avons aussi sensibilisé plusieurs élus à tous niveaux, notamment au gouvernement du Québec, compte tenu que Québec est la Capitale du Québec.

En matière de collaboration et appuis, nous désirons souligner le grand intérêt que manifestent plusieurs élu(e)s à la progression de notre cause. Quelques noms: Mme Agnès Maltais, Ministre de la Culture et députée de Taschereau, M. Paul Bégin, Ministre responsable de la région de Québec, Madame Christiane Gagnon, députée du Bloc québécois au gouvernement fédéral, entre autres. On se montre de plus en plus conscient que des d'accès bien aménagés aux plans d'eau, publics et gratuits - sous forme de plages généralement - seraient très populaires et combien bénéfiques pour la majorité de la population, surtout celle de revenus modestes, sans oublier les millions de touristes.

Action internationale

La Société des Gens de Baignade n'étant ni un groupement de quartier, ni un mouvement d'envergure régionale, nous avons continué au cours de 1999 à développer nos contacts dans le monde, soit avec le groupe " Toronto Bay Cleanup Initiative ", qui organise des baignades dans les eaux portuaires juste devant la capitale ontarienne, soit avec des collègues de Chicago, de Paris, du Havre, de Barcelone, de Venise, etc. Madame Kim Cornelissen, membre du C.A., a réalisé une étude visant à relier, de part et d'autre du Rhin, la ville française de Strasbourg et la ville allemande de Kehl. Aussi, au cours de 1999, la Société a maintenu des relations privilégiées avec l'Association internationale Villes et Ports (AIVP), la plus puissante organisation internationale entièrement dévouée à l'étude et à l'amélioration des relations souvent problématiques entre Villes et Ports (siège social au Havre). Des contacts ont été établis avec l'Association des marchands de la plage de la baie de Sosua, en République Dominicaine. En matière de conception et fonctionnement d'installations balnéaires publiques, la Société des Gens de Baignade entend trouver inspiration et conseils à la fois dans les Caraïbes ou en Amérique du sud, en Europe occidentale, autour de la mer Noire, dans ces pays où régna l'ancien empire ottoman, en Ontario ou aux Etats-Unis…sans oublier la plage Doré à Montréal ! Comme vous voyez, nous avons collectivement du pain sur la planche.

Voici qui conclut cette brève énumération de quelques-unes de nos activités pour la dernière année du siècle dernier.

Léonce NAUD, président

Québec, janvier 2000